SOIXANTE ANS DANS L’ACTION ET LA CONCERTATION

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MERCREDI, 2 MAI 2018 – Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent avait convoqué les médias pour parler du bilan des activités de l’année 2017 et les perspectives 2018 en cours. Soixante ans après la création du Plan conjoint, la forêt privée du Bas-Saint-Laurent demeure toujours la plus productive au Québec.

L’an dernier environ 1,1 million de mètres cubes solides (mcs) ont été mis en marché, comparativement à près de 1,3 million en 2016. Le SPFBSL note ainsi une légère baisse de 4.9 pour cent dans la production de bois de la forêt privée bas-laurentienne. En valeur monétaire, la production s’élève à 64 022 402 $ en 2017 par rapport à 67 043 475 $ en 2016.

Coup d’œil sur les faits saillants

  • Mise en marché

Un volume de 158 257.18 mcs de bois à pâtes, papiers et panneaux, régi par le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent a transigé vers les usines en 2017 soit une diminution de 5.7 pour cent due à l’industrie qui a cessé les réceptions de bois. « Nous demeurons positifs et gardons le cap. Dès que l’incertitude sera disparue, il sera possible de mobiliser ces 1 500 000 mcs que nous avons comme objectif. En effet, depuis les trois dernières années, la forêt privée s’est mécanisée et nous avons vu apparaître une douzaine de multifonctionnelles et de porteurs qui travaillent en forêt privée principalement », indique le directeur général du Syndicat, M. Charles-Edmond Landry. «Un élément important pour cette mobilisation des bois est que notre industrie régionale est acheteuse de notre produit », conclut M. Landry

Tordeuse des bourgeons de l’épinette

  • Cellule d’urgence

La Cellule d’urgence demeure active en 2017 afin de continuer les démarches pour s’assurer que les programmes d’arrosages soient mis en place le plus rapidement possible dans le but de préserver la ressource. Elle a également le mandat de faire des pressions pour obtenir du financement pour le réaménagement des territoires affectés.

Durant la dernière année, les revendications conjointes avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) nous ont permis d’obtenir un budget de 10 M $ du gouvernement provincial pour contrer la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) des petites forêts privées du Québec, débloquant ainsi une enveloppe pour les arrosages au BTk. Ceux-ci ont été confiés à la SOPFIM qui présentait récemment son plan d’action. Les arrosages débuteront à la fin mai et se poursuivront jusqu’en juin. Le plan de la SOPFIM est élaboré sur trois ans.

Nos revendications pour le programme de remise en production des sites affectés qui furent récoltés durant les trois dernières années ont aussi été entendues. Le gouvernement provincial a annoncé 8 M $ à cet effet lors du plus récent budget. «Nous demeurons vigilants et poursuivons le travail en concertation. La Cellule d’urgence devient ainsi une référence pour les divers paliers de gouvernement et organismes qui s’intéressent à notre situation. Nous poursuivons les rencontres politiques, tant au niveau régional que provincial, avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et le Regroupement des sociétés d’aménagement du Québec (RESAM)», précise M. Landry.

Formation

L’équipe du SPFBSL travaille toujours à répondre aux besoins et aux demandes des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent. En 2017, quatre formations comportant neuf sessions au total ont été offertes et organisées dans les trois zones stratégiques du très grand territoire couvert par le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent. Les formations offertes sont : Entretien et affûtage de la scie à chaîneComptabilité et fiscalité forestière et Initiation à l’abattage directionnel.

Rappelons que le Syndicat lançait, en 2016, un nouveau programme de formations, en collaboration avec Emploi-Québec.

Les perspectives 2018

Au cours de l’année qui vient, le Syndicat compte mettre 1,5 M de mcs en marché. Le SPFBSL procédera au renouvellement des ententes avec les acheteurs et entend conclure de nouveaux partenariats au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis.

Par ailleurs, puisqu’il y a de plus en plus de promoteurs intéressés par la biomasse et que le Syndicat prévoit une progression en 2018, il confirme être toujours à l’écoute d’acheteurs potentiels et demeure à l’affût de nouveaux marchés, à la demande des producteurs et de certains industriels impliqués dans le domaine des bois de sciage et de déroulage.

En terminant, le Syndicat confirme que l’approche concertée entre tous les partenaires a donné de bons résultats. Il compte poursuivre ses actions en ce sens.  «L’action collective va toujours permettre d’obtenir des ententes satisfaisantes pour les propriétaires de boisés privés et il ne faut pas être gêné d’être un collectif », conclut M. Valentin Deslauriers, président.

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