ROGER VAILLANCOURT ÉLU AU CONSEIL EXÉCUTIF DE LA FÉDÉRATION

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Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, M. Roger Vaillancourt, a été élu au poste d’administrateur au sein de l’exécutif de la Fédération des producteurs forestiers du Québec lors du congrès annuel de l’organisme tenu à Saint-Georges de Beauce la semaine dernière. M. Pierre-Maurice Gagnon a de son côté été réélu à la présidence de la FPFQ.

Monsieur Vaillancourt préside depuis plus d’un an maintenant le SPFBSL. Il entend ainsi faire entendre la voix des propriétaires forestiers du Bas-Saint-Laurent auprès de l’organisme provincial qui représente 130 000 propriétaires de boisés privés parmi lesquels on dénombre 35 000 producteurs actifs. 

M. Roger Vaillancourt, nouvel administrateur de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Bilan du congrès

Lors du congrès 2015, plus d’une centaine de délégués des 13 plans conjoints du Québec ont plaidé pour l’amélioration du climat d’affaires des producteurs forestiers. Selon le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon, cela permettrait de stabiliser l’approvisionnement des usines et d’aider les communautés misant sur le secteur forestier. Selon M. Gagnon, les boisés privés sont de plus en plus taxés par les municipalités, les budgets des programmes soutenant l’aménagement forestier sont en forte diminution depuis six ans, le traitement fiscal du revenu forestier est inadéquat et la concurrence exercée par le bois de la forêt publique est en croissance. Les représentants des propriétaires forestiers ont exprimé au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, leur vive inquiétude face au désintérêt de l’État pour soutenir leurs activités et ce malgré l’engagement électoral du Parti libéral du Québec.

Selon une étude de la Fédération, l’amélioration du climat d’affaires permettrait de doubler le nombre d’heures travaillées et en conséquence d’accroître le nombre d’emplois directs liés tant aux activités sylvicoles en forêt privée qu’à la transformation du bois en usine. Actuellement, la récolte de bois en forêt privée correspond à 15% de l’approvisionnement des usines de transformation alors qu’il a déjà atteint 20%.

Lors des délibérations, les délégués au congrès de Saint-Georges ont identifié les mesures pouvant permettre de mobiliser plus de bois à proximité des usines. Il s’agit de l’obtention d’un prix reflétant le coût de production, d’une plus grande coordination entre la récolte sur les terres privées et publiques, d’une répartition du risque financier de la sylviculture par le maintien des programmes gouvernementaux d’aménagement forestier, et d’une fiscalité municipale mieux adaptée à la production forestière. Plusieurs de ces mesures n’entrainent pas de frais supplémentaires pour l’État.

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