Projet de loi sur l’occupation du territoire : «la forêt privée a une place qu’elle n’avait pas avant», Daniel Boucher

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Rimouski, le 23 novembre 2009 – Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent constate que le projet de loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, déposé à l’Assemblée nationale par la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Mme Nathalie Normandeau, permet de préciser davantage le caractère prioritaire de la forêt privée dans l’approvisionnement des usines. 

Le président du Syndicat, M. Daniel Boucher, accueille cette nouvelle avec soulagement, y voyant un élément positif pour l’avenir des producteurs forestiers : « Le fait que l’on détermine, par un texte de loi, que les volumes de bois seront attribués aux usines en tenant compte avant du bois de la forêt privée nous permet de préciser notre place dans le régime forestier. » Le président du Syndicat souligne par ailleurs qu’il s’agit, dans l’histoire, d’un juste retour des choses : « Notre place dans l’approvisionnement des usines a fait l’objet de longues luttes dans le passé. J’espère maintenant que tout ça est derrière nous. Nous avons su développer des partenariats d’affaires durables dans la région avec l’industrie et le nouveau régime va nous permettre de le faire davantage ». Le Syndicat constate avec satisfaction que la ministre a donné suite à une demande la Fédération des producteurs de bois du Québec à l’effet d’instaurer un mécanisme de consultation des syndicats de producteurs de bois avant d’attribuer des garanties d’approvisionnement aux usines de même que lors des processus de révision avec ces dernières. Cependant, puisque les garanties d’approvisionnement seront d’une durée de cinq ans, une amélioration serait à considérer en y incluant une modalité de révision annuelle des garanties. Selon le Syndicat, ce processus permettrait d’ajuster davantage les quantités en provenance de la forêt privée en fonction de la réalité des marchés.   Cependant, en ce qui concerne le Bureau de mise en marché des bois qui sera créé dans le cadre du nouveau régime, le Syndicat constate que la ministre n’a pas donné suite à la demande des producteurs forestiers à l’effet que soit retirée l’option d’y transiger des bois de la forêt privée. Mentionnons que la nouvelle loi prévoit que les garanties d’approvisionnement accordées aux usines seront révisées à la baisse pour dégager un volume de bois des forêts publiques à vendre aux enchères par le biais du Bureau de mise en marché. Ce dernier pourra aussi vendre des bois de la forêt privée, s’ils ne sont pas visés par un plan conjoint ou si un syndicat de producteurs en fait la demande. Pour le Syndicat, cet aspect de la loi demeure à analyser afin d’en saisir clairement la portée. L’organisation n’y voit aucun avantage pour les producteurs de forêts privées.    Ajoutons que le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, qui représente quelque 9 500 propriétaires qui vivent pour la plupart en milieu rural, accueille de façon positive l’idée d’un régime forestier qui tient compte non seulement des usines, mais aussi des communautés forestières et des travailleurs. Le Syndicat suivra de près l’application du nouveau régime qui doit se faire graduellement au cours des cinq prochaines années.  

Source :   Jean Tremblay, directeur général    418 723-2424

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