COMMUNIQUÉ
L’AMÉNAGEMENT DE LA FORÊT PRIVÉE, UNE SOLUTION POUR L’AVENIR !
Rimouski, le lundi 23 septembre 2024. – Les partenaires de la Table de concertation de la forêt privée du Bas-Saint-Laurent (Table) ont démontré les avantages d’aménager les forêts du Bas-Saint-Laurent lors d’une visite terrain à Trinité-des-Monts et Esprit-Saint le 23 septembre 2024.
Pour cette occasion, les médias régionaux ainsi que les élus ont été invités à se déplacer en forêt afin de constater la problématique régionale en lien avec l’insuffisance de budgets d’aménagement en forêt privée et montrer ses impacts sur la remise en production des forêts mal régénérées et l’aménagement des forêts.

« Le Bas-Saint-Laurent se bat pour obtenir les budgets d’aménagement nécessaires pour conserver les acquis et assurer l’avenir de sa forêt et comme on ne s’est toujours pas fait comprendre par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts, nous passons à l’étape suivante. Aujourd’hui, nous souhaitons vous montrer les impacts du manque de budgets. De nos jours, nous récoltons la forêt parce que les gouvernements précédents ont investi. Si ceux actuels n’agissent pas, l’avenir de toute la filière forestière sera compromis et cela affectera toutes nos communautés. Les retombées économiques générées par la forêt privée sont nécessaires à notre région et se traduisent en emplois, par le maintien de nos usines et la prospérité de plusieurs municipalités », mentionne Chantale Lavoie, préfet de la MRC de La Matapédia et présidente du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent.
Qu’arrivera-t-il faute d’investissements supplémentaires ? Plusieurs forêts deviendront improductives et d’autres n’atteindront pas les rendements escomptés. C’est ainsi toute la filière forestière bas-laurentienne qui sera déstabilisée, entrainant la perte de dizaines de millions de dollars en retombées économiques dans les années à venir. Chiffres à l’appui, les intervenants de la Table en ont fait la démonstration à la ministre Mme Maïté Blanchette Vézina ainsi qu’à des membres de son cabinet à plusieurs reprises ces dernières années.
La visite terrain a permis de constater les dégâts causés par les chablis du 23 décembre 2022 et par l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette qui sévit depuis plus de 10 ans dans la région. Beaucoup de ces superficies touchées deviendront infructueuses pendant de nombreuses années si les budgets pour leur remise en production ne sont pas disponibles, ce qui signifie qu’elles capteront moins de carbone. Les bienfaits de l’aménagement forestier ont également pu être constatés lors de cette visite. Notamment dans des plantations éclaircies où les arbres sont de plus grande taille et donc plus intéressants pour l’industrie de la transformation comparativement à des plantations non éclaircies. « En insuffisance de budgets, beaucoup de plantations ne seront pas éclaircies. On se prive donc de volumes de bois de qualité supérieure et de récolter l’usufruit des investissements passés.

Cela est paradoxal dans un contexte où les approvisionnements en forêt publique subissent des pressions baissières (feux, aires protégées, caribou, etc.). Avec les budgets nécessaires, la forêt privée pourrait pallier ces baisses d’approvisionnement anticipées en forêt publique », confirme M. Pierre Sirois, président de la Fédération des groupements forestiers du Bas-Saint-Laurent.
« Je commence à me questionner sérieusement et j’ai des doutes à savoir si la ministre Blanchette Vézina tient vraiment à la forêt. Nous lui avons expliqué. Nous lui avons même recommandé des solutions. Comment pourrions-nous la convaincre que l’industrie forestière pour laquelle elle a été nommée ministre responsable doit être soutenue », précise M. Maurice Veilleux, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent
Rappelons que de nombreuses communautés rurales se sont structurées autour de la filière forestière. En 2016, on estimait à 4 840 le nombre d’emplois reliés à l’ensemble de cette filière. La forêt privée de la région fournit environ 50% des volumes de bois aux usines de transformation de la région. « Dans le contexte actuel, après avoir multiplié les représentations auprès du ministère des Ressources naturelles et des Forêts pour exposer l’urgence de la situation, sans obtenir aucun résultat, on ne peut pas se permettre de baisser les bras et d’abandonner la forêt ! », ajoute Mme Lavoie.

Actuellement, pour la dernière année d’intervention soit 2023, les différentes enveloppes budgétaires ont permis d’investir 13M$ dans la forêt privée bas-laurentienne. Pour l’année 2024, c’est 12,5M$ qui pourront être investis sur le territoire, et ce malgré l’annonce d’une nouvelle enveloppe (totalisant 27M$ provincialement) pour aider à l’aménagement des forêt privées. On estime que le manque à gagner pour remettre en production les forêts mal régénérées et réaliser les travaux d’aménagement nécessaires est minimalement de 2M$ annuellement.
Communiqué pour impression : L’aménagement de la forêt privée, une solution pour l’avenir!
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