LA DÉTÉRIORATION DE L’ENVIRONNEMENT D’AFFAIRES DES PRODUCTEURS FORESTIERS LIMITE LEUR CAPACITÉ DE CRÉER DAVANTAGE D’EMPLOIS

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La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) déplore la détérioration de l’environnement d’affaires des producteurs de bois en forêt privée, et ce, malgré la reprise du secteur manufacturier des produits forestiers.

Selon le président de la FPFQ, Pierre-Maurice Gagnon, les boisés privés sont de plus en plus taxés par les municipalités, les réglementations environnementales vont au-delà du contrôle des mauvaises pratiques, les budgets des programmes soutenant l’aménagement forestier sont en réduction depuis six ans, le traitement fiscal du revenu des producteurs de bois est inadéquat, le nombre d’usines pouvant acheter le bois des forêts privées est en constante régression et la concurrence exercée sur les marchés par les opérations effectuées en forêt publique est en croissance.

Il n’est donc pas étonnant de constater qu’un nombre grandissant de propriétaires forestiers délaisse la production de bois pour se consacrer aux autres usages de leurs boisés, d’autant plus que la récolte est une motivation secondaire pour une vaste majorité. De leur côté, les entrepreneurs forestiers et transporteurs de bois peinent à renouveler leurs équipements dans le contexte actuel.

À l’inverse, l’amélioration de ce climat d’affaires pourrait permettre, selon une récente étude de la FPFQ, de doubler le nombre d’heures travaillées et en conséquence d’accroître le nombre d’emplois directs liés tant aux activités sylvicoles en forêt privée qu’à la transformation des bois en usine. Ces emplois, évalués au nombre de 24 860, correspondent à un équivalent de 9 399 emplois à temps complet en raison du caractère saisonnier du travail en forêt. Ces chiffres n’incluent pas les emplois indirects ni les autres retombées.

Diverses mesures déjà connues, qui amélioreraient l’environnement d’affaires des 35 000 producteurs forestiers du Québec et généreraient des retombées économiques et environnementales essentielles à l’avenir des communautés rurales, doivent être mises en place. Pour ce faire, la FPFQ invite le gouvernement du Québec à réunir rapidement le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, le ministre des Finances et le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, qui ont chacun une part de responsabilité législative dans ce dossier.

Plus de 130 000 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations détiennent 6,5 millions d’hectares de forêts de toutes les régions du Québec. De ce nombre, près de 35 000 détiennent le statut de producteur forestier. La récolte de bois sur ce territoire correspond à 15 % de l’approvisionnement des usines de transformation.

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