ÉTUDE SUR LA MIGRATION DE LA TORDEUSE AU BAS-SAINT-LAURENT

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Les chercheurs savent depuis longtemps que la tordeuse des bourgeons de l’épinette, principal insecte ravageur des forêts de sapins et d’épinettes au Canada, est capable d’entreprendre de longs vols migratoires pouvant atteindre 500 km.

Cependant, les scientifiques du Service canadien des forêts ont récemment découvert qu’un parasite pouvait permettre de suivre les trajets empruntés par les papillons de la tordeuse lors des migrations. Par le passé, la migration était surtout étudiée par des observations visuelles sur le terrain. 

Les points rouges sur le ventre du papillon sont des acariens

Le parasite en question, un acarien rouge minuscule appelé Leptus triati, se fixe sur les papillons de la tordeuse dont il se nourrit du sang et d’autres fluides corporels. Ces acariens dévorent aussi une partie des oeufs de la tordeuse. Toutefois, les acariens utilisent aussi le papillon comme moyen de se disperser dans la nature. En 2013, une étude réalisée au Bas-Saint-Laurent a permis de constater que 10% des papillons capturés étaient infestés d’acariens. Or, durant une chaude nuit du 15 au 16 juillet 2013, des nuées de papillons ont envahi la ville de Rimouski et les environs. Au même moment, la région d’Armagh située au sud ouest de Montmagny, soit à 300 km de Rimouski vit le même phénomène. L’analyse des papillons capturés à Armagh révèle qu’ils étaient parasités autant que ceux capturés au Bas-Saint-Laurent. Les chercheurs croient qu’ils proviennent du même endroit. 

Sur cette carte, on voit que le plus fort taux de parasitage de la tordeuse se retrouvait dans la Vallée de la Matapédia en 2013

Les biologistes du Service canadien des forêts estiment que la présence ou l’absence des acariens rouges permettra dorénavant de mieux comprendre l’évolution sur le territoire et dans le temps des épidémies de tordeuses.

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