CONCENTRATION DES ACHETEURS DE BOIS DE LA FORÊT PRIVÉE

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Le niveau de concentration des acheteurs est une caractéristique importante du marché du bois rond des forêts privées québécoises. C’est ce qu’indique une récente étude menée par la Fédération des producteurs forestiers du Québec dont voici les grandes lignes.

Malgré le fait que plus de 200 usines de panneaux, de pâtes et papiers, de sciage, de déroulage et d’énergie ont acquis du bois des forêts privées québécoises en 2014, seulement 36 d’entre elles ont consommé 75 % des volumes transigés. De plus, 15 usines appartenant `neuf entités corporatives, ont consommé 50 % du volume de bois en forêt privée.

Pour le bois de trituration livré aux usines de panneaux ou de pâte, les producteurs forestiers ou leurs représentants ont donc en bout de ligne peu d’usines avec lesquelles transiger pour leurs produits. 

En ce qui concerne les bois de sciage et de déroulage, on retrouve davantage d’acheteurs mais les coûts de transport réduisent les opportunités de livrer du bois à une usine située à l’autre extrémité d’une région de mise en marché, ce qui diminue encore une fois le pouvoir de négociation des vendeurs de bois par la réduction du nombre potentiel d’acheteurs.

Ce phénomène de concentration s’amplifie puisque les plus gros clients ont accru leurs achats en bois des forêts privées dans les dernières années et que la rationalisation de l’industrie de la transformation a entrainé la fermeture d’unités de production, ou le simple remplacement de bois rond par des copeaux. La restructuration de l’industrie forestière par des fusions et des acquisitions accélère ce phénomène. Dans la région on peut penser par exemple au rachat de Bois Daaquam par le Groupe Lebel.

À l’inverse, le nombre de vendeurs de bois demeure élevé. En 2014, on estime que 15 000 producteurs ont écoulé 4,6 millions de mètres cubes de bois aux usines de transformation. Le regroupement des producteurs forestiers sous l’égide de 13 plans conjoints régionaux demeure un moyen pour tenter d’équilibrer le rapport de force sur le marché du bois rond dans le contexte où de très nombreux producteurs font affaire avec un nombre décroissant de clients pour le bois de la forêt privée. 

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