«Aller de l’avant ensemble», Daniel Boucher, président du Syndicat

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Rimouski, le 4 mai 2010 –  Tel est le message que livrera le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, M. Daniel Boucher, lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisation qui aura lieu ce vendredi.  Ce dernier se dit satisfait des efforts déployés par le Syndicat et les propriétaires de lots boisés pour traverser l’année 2009, année qui s’est avérée la plus difficile depuis le début de la crise forestière.

 Au terme d’une première année à la présidence, M. Boucher constate que le travail assidu du Syndicat permet aux producteurs de parler d’une seule voix et d’aller de l’avant en développant un rapport d’affaires durable avec l’industrie des pâtes, papiers et panneaux. « Notre action collective est importante et des plus utiles à notre industrie forestière. Nous avons fait nos preuves au fil des années dans notre capacité à établir de bonnes relations d’affaires avec les acheteurs. On peut garantir un approvisionnement en quantité et en qualité, grâce aux efforts des producteurs qui continuent de croire en l’aménagement de leurs forêts malgré leurs pertes de revenus considérables ». Soulignons que depuis que sévit la crise forestière, les pertes des producteurs forestiers sont estimées par le Syndicat à plus de 132MS depuis 2005, année où les producteurs livraient 24 000 chargements de bois aux usines régionales comparativement à 11 000 en 2009.    

Perspectives des marchés 2010, recherche d’opportunités d’affaires, nouveau régime forestier…

Voilà autant de sujets importants sur lesquels les producteurs se pencheront à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de leur organisation le 7 mai prochain. Au chapitre des prévisions de l’année 2010, mentionnons que la plupart des ententes sont convenues avec les acheteurs de pâtes, papiers et panneaux, se traduisant par une stabilité des marchés, et qu’une amélioration est par ailleurs prévue dans le secteur du sciage.     Ce portrait plus positif permet au Syndicat des producteurs forestiers d’envisager de meilleures années et de travailler au développement de nouvelles opportunités d’affaires tout en continuant de veiller aux intérêts des propriétaires qu’il représente. Pour la survie des communautés rurales, il demeure primordial pour l’organisation que les entreprises forestières familiales reprennent leur développement, assurent leur relève et répondent à la demande des marchés. « En combinant les marchés traditionnels et les efforts que nous menons afin que les producteurs aient une place dans le marché de la production d’énergie à partir de la biomasse, je crois qu’on peut envisager de meilleures années. C’est le message que nous allons livrer aux producteurs », affirme M. Boucher qui croit aussi que la demande croissante pour l’utilisation du bois dans le secteur de la construction constitue un avantage plus qu’intéressant pour les producteurs.    Au chapitre des dossiers importants pour l’organisation, soulignons l’urgence d’élaborer une stratégie régionale face au potentiel de plusieurs plantations déjà âgées de près de 40 ans.  De 1970 à ce jour, plus de 120 000 hectares ont été reboisés en forêt privée et autant en forêt publique, et ce, majoritairement en essences résineuses. La plupart de ces dernières étant prêtes à éclaircir commercialement, des interventions forestières doivent être planifiées afin de préserver le potentiel de croissance des peuplements et leur valeur économique. Pour les propriétaires de forêts privées et la région, on parle d’un grand défi collectif qu’il faut transformer en opportunité selon le président du Syndicat. « Prioriser les travaux d’éclaircie à partir d’aujourd’hui, c’est protéger les investissements réalisés tant par les gouvernements que par les propriétaires et c’est préparer la forêt de demain. Il faut un leadership régional afin de planifier les travaux et l’utilisation des bois qui en découleront, que ce soit pour le marché de la transformation ou de la production de bioénergie à partir de la biomasse forestière ».   Mentionnons enfin que le Syndicat compte effectuer un suivi rigoureux en région afin de s’assurer du respect du caractère prioritaire de la forêt privée dans l’approvisionnement des usines, principe maintenant renforcé dans la Loi sur l’aménagement du territoire forestier adopté récemment par le gouvernement du Québec. 

Source :        Jean Tremblay, directeur général     418 723-2424

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