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La frénésie de Noël s'empare du rang Saint-Napoléon, à Amqui

 

Fin octobre, nous visitons la plantation d’arbres de Noël de M. Daniel Bélanger. Les membres de son équipe ont déjà pris d’assaut les champs de sapins qu’il cultive depuis 1988. Une saison exceptionnelle s’entamait alors donnant le ton à cette 31e année de plantation consécutive.

Daniel Bélanger

« Nous commençons tôt cette année. La récolte est beaucoup plus facile parce que nous n’avons pas encore à conjuguer avec la neige », explique d’entrée de jeu M. Daniel Bélanger.

Environ 70 pour cent des sapins de Noël de la plantation de Daniel Bélanger prennent la route des marchés : canadien et américain, année après année. Trente pour cent sont réservés au marché régional. 2018 ne fera pas exception, au contraire.

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«2018 est une bonne année et plusieurs facteurs sont en cause. Exemple, la pousse annuelle de certains producteurs semble avoir gelée au Nouveau-Brunswick. C’est avantageux pour nous! », précise M. Bélanger. «Nous complétons le marché de producteurs qui n’ont pas assez d’arbres pour combler leurs commandes. Certains de nos arbres ont trôné fièrement dans les foyers lors de Thansgiving. » Les premiers 1500 arbres, de cette culture à grande échelle, ont donc pris la direction des États-Unis. Les autres seront répartis dans divers points de vente dans la région. Une infime quantité trouvera preneur avec l’autocueillette.

De technicien forestier à producteur de boisé privé et acériculteur (21 mille entailles pour du sirop en barils surtout), Daniel Bélanger bosse tous les jours pour semer du bonheur : sucré et féérique étant devenu travailleur autonome depuis l’an 2000. Ce producteur, très impliqué dans son entreprise et au sein de divers organismes, possède une plantation d’arbres de Noël variant entre 80 000 et 100 000 individus, qu’il entretient année après année depuis 1988 conjuguant avec les aléas de dame nature comme la tordeuse. « Nous avons procédé à des arrosages depuis quatre pour préserver la récolte.»

Mission accomplie!

Enfant, Daniel Bélanger chérissait le désir de faire l’autocueillette de son arbre de Noël dans son propre champ. « Au début, mon père me trouvait un peu téméraire d’investir dans cette plantation.» Aujourd’hui, avec du recul et après un nombre incalculable d’heures travaillées, il regarde vers l’avenir avec à ses côtés, ses deux fils, tous deux ingénieurs forestiers en devenir. Daniel Bélanger entreprendra bientôt une autre étape de sa vie de producteur forestier. Il passera le flambeau avec la fierté du devoir accompli en accompagnant sa relève.

Voilà un bel exemple d’un passionné pour sa forêt au point de réussir à la transmettre, et d’un homme de chez-nous devenu père à son tour, fier de son métier : producteur forestier!  

À  quand l’AUTOCUEILLETTE ?: Daniel et son équipe accueillent le public sur le rang Saint-Napoléon, à Amqui, pour l’autocueillette sur trois fins de semaine, de la fin novembre à la mi-décembre.  Ils perpétuent ainsi la tradition!

CONSEILS D’UN EXPERT : «Cette année nos arbres vont durer très longtemps, car l’automne a été très froid. L’arbre est vraiment en dormance», explique M. Bélanger. Une coupe fraîche est recommandée et l’arbre ne doit pas manquer d’eau. N’oubliez pas. «Quand on rentre un arbre dans la maison, il faut faire une coupe fraîche,  le mettre dans l’eau pour s’assurer qu’il va bien boire. Votre arbre doit dégeler dans l’eau. Sinon la sève va redescendre et empêcher l’arbre de boire.»

Les sapins de Noël de M. Bélanger sont disponibles dans les Cetres Jardins d'Amqui, Matane et Sainte-Anne-des-Monts et Home Hardware de Rimouski. Info: 418 629-0639. 

Épidémie de la tordeuse des
bourgeons de l'épinette

Une épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette est actuellement en cours dans la région du Bas-Saint-Laurent. Le Syndicat suit l’évolution des populations de la tordeuse de près au sein de la forêt privée.