7) Le financement du plan conjoint
Les producteurs visés par un plan conjoint ont le pouvoir de financer son fonctionnement par le biais de contributions dont le montant est précisé à l’intérieur de règlements qu’ils adoptent démocratiquement en assemblée générale. Ils se donnent ainsi la capacité financière d’organiser et de développer collectivement la mise en marché de leurs produits et acceptent, en retour, les contraintes individuelles d’une production contrôlée et planifiée.
Dans le cas du Plan conjoint des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, les contributions sont calculées sur la base du volume de bois livré. Elles servent à son administration et à son fonctionnement. Plus précisément, elles permettent de :
- préparer les séances de négociation avec les usines de pâtes, papiers et panneaux ;
- établir le calendrier des livraisons aux usines et assurer le respect des contrats négociés ;
- mettre en oeuvre un mécanisme juste et équitable de répartition des marchés par le système de contingentement;
- assurer la gestion et la coordination du transport des bois ;
- effectuer et garantir le paiement aux producteurs ;
- s’assurer que les producteurs profitent des marchés en les informant sur les besoins des usines, les normes de façonnage, etc.;
- développer de nouveaux marchés.
D’une part, les producteurs organisent l’offre et la mise en marché de leurs bois tout en bénéficiant d’une stabilité des prix. D’autre part, les usines d’ici obtiennent des garanties d’approvisionnement de même qu’un contrôle sur la qualité et l’uniformité des bois livrés. Dans un contexte de mondialisation des marchés, il n’est pas exagéré d’affirmer que le plan conjoint contribue à l’essor économique régional.
