2) La mise en marché collective au Bas-Saint-Laurent
La Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche permet aux producteurs d'organiser sur une base collective la mise en marché de leurs produits par le biais des plans conjoints. De façon pratique, cela veut dire par produit (ex. : oeuf, lait, boeuf, bois) et par destination (oeufs de consommation, légumes de transformation, etc.). Cette façon de faire permet de devenir un seul et même vendeur auprès des acheteurs et d'équillibrer ainsi les pouvoirs de chacun.
La mise en marché collective permet aussi de partager équitablement les marchés entre les producteurs concernés. Bref, elle est une réponse au phénomène de concentration des acheteurs. Rappelons qu'au Bas-Saint-Laurent, les producteurs mettent en marché de façon collective la matière ligneuse destinée aux usines de pâtes, papiers et panneaux de particules ainsi que la biomasse de l'If du Canada et la biomasse forestière à des fins de production d'énergie. Pour ces produits, le Syndicat est l'agent de vente et de mise en marché exclusif des producteurs forestiers. Il voit à trouver des marchés, négocier les conditions de vente avec les acheteurs (prix, quantités, conditions, livraison, etc.). Par la suite, il doit répartir de façon équitable les marchés entre les producteurs par le biais des contingents. Toutes ces responsabilités et leurs modalités d'application sont précisées à l'intérieur de règlements que se sont donnés les producteurs forestiers.
Pour les autres bois, tels que ceux destinés aux marchés du sciage et du déroulage, les producteurs forestiers s'occupent eux-mêmes de trouver un acheteur, de négocier les prix, les quantités et les modalités de livraison.
